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Caractéristiques des hôpitaux
samedi 30 mars 2002 |
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Pendant la civilisation islamique, les hôpitaux s’étaient beaucoup développés et acquérirent des caractéristiques spécifiques : 1- Profane : les hôpitaux servaient toutes personnes sans tenir compte de sa couleur, de sa religion ou de sa situation. Ils étaient dirigés par le gouvernement plutôt que par l’institut religieux, et leur directeurs étaient des médecins couramment assistés par des personnes qui n’avaient d’appartenance religieuse. Dans les hôpitaux, les médecins de toutes religions travaillaient ensemble avec une intention commune : le bien-être des patients. 2- Des salles séparées : les patients de sexes différents occupaient des salles séparées. De plus, différentes maladies, spécialement les contagieuses, étaient réparties dans des pièces différentes. 3- Un personnel soignant adéquat : les infirmiers prenaient soin des patients hommes et les infirmières s’occupaient des malades de sexe féminin. 4- Bain et provisions d’eau : prier cinq fois par jour est un des piliers important de l’Islam.Malade ou en bonne santé, c’est une obligation islamique ; bien sûr la performance physique dépend de la santé, l’individu peut même prier allongé sur le lit. Avant la prière, le lavage du visage, de la tête, des mains et des pieds doit être fait si possible. Dans certaines conditions, un bain est obligatoire. Par conséquent, ces hôpitaux devaient fournir aux patients et aux employés assez de réserve d’eau ainsi que des facilités de bain. 5- Médecins diplômés : seulement les médecins qualifiés étaient autorisés par la loi à pratiquer la médecine. En 931 AD le Calife Al-Mugtadir, de la dynastie Abbasid, ordonna au médecin en chef de la Cour Sinan Ibn-Thabit de tester les 860 médecins de Bagdad et seulement à ceux qui étaient qualifiés, étaient accordé un permis de pratique ( Hamarneh 1962) L’homologue de Ibn-Thabit, Abu-Osman Sa’id Ibn-Yaqub reçut l’ordre de faire de même à Damas, à La Mecque et à Médine.Ces deux dernières villes avaient besoin d’une telle action, car des centaines de milliers de pèlerins les visitaient chaque année. Ceci pour empêcher d’abuser de ces pèlerins et de limiter la transmission de maladies entre eux. 6- Ecoles Médicales : l’hôpital était, non seulement un endroit pour traiter les patients, mais aussi un lieu servant à former les étudiants en médecine, à échanger les connaissances médicales et à développer la médecine toute entière. Les principaux hôpitaux disposaient d’onéreuses librairies, contenant des livres des plus avancés, des auditoriums pour réunions et lectures, et des logements pour les étudiants et pour le personnel . 7- Dossiers véritables pour les patients : pour la première fois dans l’histoire, ces hôpitaux gardaient des registres des patients et leurs soins médicaux. 8- Pharmacie : durant l’ère islamique, la science et la profession de pharmacien s’étaient développées à un degré exceptionnel. Le matériel médical arabe s’enrichit et de nouveaux médicaments et composés furent introduits car les Musulmans avaient des contacts avec presque tout le monde connu de ce temps, soit de par son autorité ou soit grâce au commerce. Leurs bateaux naviguaient de la Chine aux Philippines et leurs convois faisaient commerce avec l’Afrique noire, l’Europe et l’Asie. La chimie devint une science avancée et il y avait les moyens et le besoin de créer une spécialisation appelée “pharmacie”. Ainsi les principaux hôpitaux Arabes étaient des modèles pour les hôpitaux médiévaux construits plus tard en Europe. C’était plutôt des écoles médicales dans lesquelles ceux qui recherchaient une connaissance médicale avancée, de l’Est ou de l’Ouest, venaient et suivaient les enseignements. Extrait de “ Contributions Of Islam To Medicine” de Ezzat Abouleish, traduit avec l’aimable autorisation de Dr Shahid Athar du site www.islam-usa.compar la soeur Mariam Joanes(qu‘Allah la récompense ). |
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