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CABINET D'ETHIQUE

AVORTEMENT




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Avortement

jeudi 1er novembre 2001


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L’Islam et l’avortement



Dans la communauté islamique, il n'existe pas de groupe "contre l'avortement" et de " liberté de choix", menant une ardente bataille comme celle qui eut lieu en Amérique.

Les points de vue islamiques concernant l’avortement sont très différent des avis sur la contraception, depuis l' héritage ancien concernant la violation de vie humaine. La question qui surgit naturellement est de savoir si le terme "la vie humaine" inclue la vie du foetus dans l’utérus. Selon la jurisprudence islamique, c’est le cas. L'Islam accorde au foetus le statut "de zimma incomplet". Zimma étant l’aspect légal qui accorde des droits et des devoirs et le fait qu’ils soient incomplets pour le foetus va dans le sens qu’il a des droits, mais pas de devoirs.

Quelques un des droits du foetus sont  :

A- si un mari meurt alors que sa femme est enceinte, la loi de succession reconnaît le foetus comme étant un héritier s’il nait vivant. Les autres héritiers recevront leurs parts conformément aux proportions juridiques prescrites, mais seulement après que la part du bébé à naître soit mise de côté en attendant sa naissance.

B- si un foetus avorte à n’importe quel stade de la grossesse et montre des signes de vie comme une toux ou un mouvement et ensuite décède, ce foetus a le droit d'hériter tout ce qui lui revient d’une personne qui serait décédée après le commencement de la grossesse. Après la mort du foetus, tout ce dont il a hérité deviendra l’héritage de ses propres héritiés légaux.

C- si une femme commet un crime punissable de mort et qu’elle est enceinte, l'exécution de sa punition doit être repoussée jusqu'elle accouche et nourrisse son bébé jusqu’au sevrage. Cela s'applique sans tenir compte de la durée de la grossesse, cependant tôt, démontrant ainsi le droit du foetus à la vie dès son commencement. Cette règle s'applique même si la grossesse était illégitime, ce qui montre que le foetus conçu hors mariage a aussi droit à la vie. Toutes les écoles juridiques soutiennent unanimement cette règle.

Il y a également une amende en cas d'avortement même s'il a été provoqué par inadvertance.Cela s’appele la "ghorra". Si une agression ou une action volontaire cause l’avortement, une punition appropriée par la Cour de Justice est également imposée.

La question sur le commencement de la vie a été débattue depuis les temps les plus reculés, dès que la recevabilité de l’avortement tourne autour de l'existence de la vie (quelques juristes dans le passé ont permis l'avortement avant quatre mois, d’autres avant sept semaines de grossesse, supposant que la vie n’avait pas encore commencée à ce stade de la grossesse). Il y a environ dix siècles, un savant notable appelé Al-Ghazali avait correctement décrit une phase de vie imperceptible, avant la phase durant laquelle la mère pouvait sentir les premiers mouvements du foetus.

De récents congrès juridiques ont rééxaminé le sujet en tenant compte des applications de la technologie moderne et ont conclu que la période de la vie d’ un individu, qui peut être considérée comme son début, doit répondre à TOUS les critères suivants :

1- ce doit être un événement clair et bien défini ;

2- il doit manifester la principale caractéristique de la vie : la croissance ;

3- si cette croissance n'est pas interrompue, il doit évoluer naturellement suivant les étapes successives du développement foetal comme nous les connaissons ;

4- il contient le code génétique qui est la caractéristique de la race humaine en général et d'un unique individu spécifique ; et

5- il n'est précédé par une aucune autre phase qui ne combine les quatre premières citées ci-dessus.

Évidemment, ces postulats se réfèrent à la fécondation.

On permet cependant l'avortement si les suites de la grossesse présentent une menace pour la mère. La Shari'a considère la mère comme étant la racine et le foetus, le fruit ; ce dernier est à sacrifier s’il s’avère nécessaire pour sauver la racine. Il y a quelques arguments néanmoins en faveur de l’élargissement pour recourir à l’avortement dans les cas graves d’anomalies congénitales et des maladies foetales incompatibles avec une vie adéquate, si l’intervention a lieu avant le quatrième mois de grossesse.

Traduction de l’article provenant du site de l’Association des Etudiants Musulmans de Médecine The Muslim Medical Student Web Association



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