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CABINET GÉNÉRAL

EXAMENS MÉDICAUX ET MÉDICAMENTS PENDANT LE JEÛNE




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Le jeûne du mois de Ramadan

vendredi 14 décembre 2001


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La plupart des musulmans ne jeûnent pas en raison des avantages médicaux qui en découlent mais parce que cela leur a été commandé dans le Coran. L’analyse des avantages résultant du jeûne a été utilisée par la médecine pour traiter différents troubles comprenant le traitement de la gestion du poids, le repos de l’appareil digestif ainsi que pour diminuer la masse lipidique chez un individu. Le jeûne islamique se différencie du jeûne complet ainsi que des prétendus régimes draconiens dans la mesure où il n’engendre ni malnutrition, ni prise inadéquate de calorie. L'apport calorique des musulmans pendant le Ramadan est en effet à peu près égal ou légèrement au-dessous des directives nationales en la matière. En outre, le jeûne du Ramadan s’effectue sur la base d’une décision volontaire et non pas sur une imposition prescrite par le médecin.

Le Ramadan est un mois d'autorégulation et d’entrainement, avec l'espoir que les habitudes prises pendant ce mois perdurereront. Que ce soit en matière de régime alimentaire ou de droiture, les leçons acquises sont salutaires tout au long de la vie si elles sont pousuivies après le Ramadan. Qui plus est, le choix de la nourriture pendant le Ramadan n'a aucun critère sélectif tels que dans le cas des régimes draconiens à base de protéines ou de fruits uniquement. La règle étant que tout ce qui est licite soit pris en quantité modérée.

La seule différence entre le Ramadan et le jeune complet est la cadence à laquelle est prise la nourriture, ainsi le déjeuner est supprimé, un petit dejeuner est pris avant l’aube et on s’abstient de manger jusqu’au crépuscule. S’abstenir d’eau pendant cette période n’est pas une mauvaise chose en soi, cela provoque une concentration de tous les fluides dans le corps, et produit une faible déshydratation. Le corps a son propre mécanisme de conservation, et il a même été prouvé qu’une légère déshydratation et une conservation de l’eau, au moins dans la flore, améliorent la longévité des mécanismes.

Parmi les effets physiologiques du jeûne, on compte la baisse du taux de sucre et de cholestérol dans le sang ainsi que la diminution de la tension artérielle systolique. Le jeûne de Ramadan peut-être parfois une solution adaptée dans le traitement du diabète “non-insulinodépendant” léger (ou modéré) et stable, dans le cas aussi de l'obésité et de l'hypertension [essentielle]. En 1994 le premier Congrès International sur la " Santé et le Ramadan ", qui s’est tenu à Casablanca, a enregistré 50 documents de recherches provenant des quatre coins de la planète ; des chercheurs musulmans et non-musulmans ont mené des études approfondies sur l'éthique médicale du jeûne. Il a découlé de ces études que le jeune pouvait améliorer l’état de santé de patients souffrant de certains troubles médicaux et qu’en aucun cas il n’empirait la santé ou l'état de base d’une personne. Néanmoins les patients souffrant de maladies sévères, telles que le diabète, la maladie de l'artère coronaire, les calculs rénaux, etc., doivent en être dispensés et ne devraient pas essayer de jeûner.

Le jeûne de Ramadan a aussi des répercusions psychologiques. Il procure aux jeûneurs une paix et une tranquilité tout au long du mois du Ramadan. L'agressivité des jeuneurs est au plus bas, on enregistre ainsi une diminution de la criminalité pendant cette période. Cette amélioration psychologique pourrait être liée à une meilleure stabilisation du glucose dans le sang pendant le jeûne, de même que l’hypoglycémie après avoir mangé, aggrave les troubles du comportement. La récitation du Coran ne procure pas simplement le repos du coeur et de l’esprit, elle developpe également les capacités de la mémoire. Par conséquent, j’encourage mes patients musulmans à jeuner pendant le mois du Ramadan, à condition de le faire sous surveillance médicale. Les adultes musulmans en bonne santé ne devraient jamais craindre de s’affaiblir, le jeune devraient au contraire améliorer leur état de santé et leur résistance.

Shahid Athar

Texte traduit avec l’aimable autorisation du Dr Shahid Athar par la soeur Naïma (qu’Allah la récompense)



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