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Informations pour les professionnels de santé face à un patient musulman
jeudi 10 janvier 2002 |
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I. Votre patient musulman II. Comment les musulmans considèrent-ils la maladie ? III. Quelques pratiques de santé islamiques IV. Pratiques de santé supplémentaires VI. Ce que les professionnels de santé peuvent faire pour leurs patients musulmans I. Votre patient musulman : Avec l’augmentation de la population musulmane aux États-Unis et en Europe, la rencontre entre un patient musulman et des médecins et des hôpitaux américains et europpéen est susceptible d'augmenter. Connaître la religion de vos patients améliorera la communication et la santé. L'Islam signifie la paix et la soumission à la volonté de Dieu (Allah). Les musulmans croient en un Dieu (Allah) et au dernier Messager, Mohammed. Ils croient également en tous les autres prophètes d'Adam à Jésus, à tous les livres révélés, aux anges et au jour du jugement dernier. Les cinq piliers de l'Islam sont l’attestation de foi, la prière, le jeûne, la charité et le Hajj (pèlerinage à la Mecque). II. Comment les musulmans considèrent-ils la maladie ? Les musulmans vivent la maladie et la mort avec patience et prières. Ils considèrent la maladie comme une expiation de leurs péchés. Ils considèrent la mort comme une partie d’un voyage pour rencontrer leur Seigneur. Cependant, ils sont fortement encouragés à rechercher un traitement et un soin. III. Quelques pratiques de santé islamiques : La propreté est considérée comme étant la "moitié de la foi." Le Qur'an, le livre saint, interdit de manger du porc ou des produits dérivés du porc, la viande des animaux morts, le sang et tous les produits intoxicants. Le jeûne quotidien de l'aube au crépuscule pendant un mois par an apporte le repos au corps et a beaucoup de valeurs médicales. La méditation et les prières apportent la tranquillité psychologique. IV. Pratiques de santé supplémentaires : *Le respect du caractère sacrée de la vie est une injonction. *La circoncision du bébé mâle est recommandée. *Les transfusions de sang sont autorisées après épuration adéquate. *Le suicide assisté et l’euthanasie ne sont pas licites. *L’autopsie n’est pas licite à moins qu’elle ne soit demandée par la loi. *Le maintien du patient en phase terminale en vie artificielle pour une période prolongée dans un état végétatif n’est pas encouragé. *L’avortement n’est pas licite sauf pour sauver la vie de la mère. *La transplantation en général est licite avec quelques restrictions. *Les techniques de reproduction artificielles sont autorisées entre le mari et sa femme uniquement pendant la période du mariage. *Bien que l’Islam s’oppose à l’homosexualité, il n’interdit pas aux praticiens musulmans de s’occuper des malades du SIDA. *Les musulmans peuvent avoir un testament ou un exécuteur testamentaire. *La génétique peut être utilisée pour soigner une maladie mais pas le clonage. VI. Ce que les professionnels de santé peuvent faire pour leurs patients musulmans : *Respecter leur pudeur et leur intimité. Certains examens peuvent être pratiqués par-dessus une blouse. *Fournir des repas Kasher ou Halals. *Leur permettre de prier s’ils le peuvent et de lire le Qur’an. *Les informer de leurs droits en tant que patients et les encourager à faire un testament. *Prendre le temps de leur expliquer les examens, les procédures et le traitement. De nombreux musulmans sont de nouveaux immigrants et peuvent avoir un problème de langue. *Permettre à leurs Imams de les visiter. *Autoriser la famille à apporter de la nourriture s’il n’y a pas de restrictions. *Ne pas insister sur l’autopsie et le don d’organes. *Toujours examiner une patiente en présence d’une autre femme. *Autoriser la famille et l’Imam à suivre les directives islamiques dans la préparation du corps du mort pour des funérailles islamiques. Le corps de la femme doit obtenir le même respect et la même intimité que lorsqu’elle était vivante. *Identifier les patients musulmans par des mots musulmans dans le tableau l’étiquette ou le bracelet. *Pourvoir des soignants du même sexe si possible. *Il est préférable qu’il n’y ait pas d’homme dans la salle d’accouchement autre que le mari. Docteur Shahid Athar, membre du Comité Médical d'Éthique (Association Médicale Islamique d’Amérique du Nord) Texte traduit avec l’aimable autorisation de Dr S. Athar, Islam-usa par la ‘webmastrice’ du site An-Nissa (qu’Allah la récompense). |
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