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Al-Razi (Razès)
29 mars 2002
Son nom complet est Abu-Bakr Mohammad Ibn-Zakaria Al-Razi, appelé Razès en Occident.
Il est né à Ray, une banlieue de Téhéran, la capitale de la Perse moderne (Portrait de l'Iran en 1977, Sarton 1950). Il a étudié la musique, qui fut son principal centre d’intérêt au cours des premières années de sa vie. Il était un adroit joueur de luth. Il a ensuite étudié la philosophie, et plus tard la médecine. Mais il était meilleur médecin que philosophe ; Razès est d’abord devenu le Médecin de la cour du Prince Abu Saleh Al-Mansur, souverain de Khorosan. Il s'est ensuite installé à Bagdad où il est devenu le Médecin en chef de l'Hôpital de Bagdad et le Médecin de la Cour du Calife. En plus de ses connaissances en médecine, il possédait aussi de bonnes bases en physique et en chimie. Il a publié plusieurs livres qui ont été traduits en latin, en français, en italien, en hébreu, et en grec.
L’un de ses principaux ouvrages est "Al-Mansuri" (Liber Al-Mansofis) qu'il dédia à son Prince protecteur Al-Mansur. Il est composé de dix traités et inclut tous les aspects de la santé et de la maladie. Il a défini la médecine comme "l’art qui se consacre à la préservation des corps sains, au combat de la maladie, et au rétablissement de la santé du malade". Il a ainsi désigné les trois aspects de la médecine : la santé publique, la médecine préventive, et le traitement des maladies spécifiques. Il a énuméré sept principes pour assurer la préservation de la santé :
1. Modération et équilibre lorsque le corps est en mouvement et lorsqu’il est au repos.
2. Modération en mangeant et en buvant.
3. Élimination des surabondances.
4. Amélioration et réglementation des habitats.
5. Eviter les excès néfastes avant qu'ils ne deviennent incontrôlables.
6. Entretenir une harmonie entre les ambitions et les résolutions.
7. Se forcer à acquérir de bonnes habitudes notamment concernant la pratique de l’exercice physique.
Il a également édité un autre livre appelé "Al-Murshid". Dans celui-ci, il a souligné les lignes importantes de la thérapie que nous avons citées précédemment. Il a décrit les différents types de fièvres, qui comprennent l’état continue, de rechûte, et agitée. Il a déclaré que la fièvre peut être le symptôme d'une maladie ou une maladie en soi. Il a présenté le mercure comme drogue thérapeutique pour la première fois dans l'histoire, thérapie qui fut plus tard adoptée en Europe. Il s'est rendu compte que, d’une manière générale, les hommes ne souhaitent pas tomber malade, et souhaitent récupérer aussitôt que possible lorsqu’ils le sont. Cependant, si un patient n'a pas la volonté ou le désir d'aller mieux, les mains du médecin sont liées et il ne peut lui être d’aucune aide. Il a insisté sur l’importance d’une éducation scientifique continue du médecin. Il a conseillé aux médecins de consigner leurs propres observations.Il les encouragent à se rencontrer avec d'autres médecins pour discuter des problèmes médicaux. Il a recommandé aux médecins d’essayer de résoudre leurs problèmes plutôt que déléguer aux autres la découverte des solutions.
Un autre livre écrit par Al-Razi-Razi a été nommé "Al-Hawi", ce qui signifie "le texte complet". Il est composé de 22 volumes. Il a été l’un des manuels les plus étudiés de l'école médicale à Paris, particulièrement son 9ème volume sur la pharmacologie. Il a écrit un traité sur la rougeole et la variole appelé "de Peste ou de Pestilentia" qui fut traduit en latin en 1565 ap J-C. C'est un chef d'oeuvre de la médecine clinique (Browne 1962). Il décrit la différence clinique entre les deux maladies de façon si frappante que rien depuis n’y a été ajouté (Les clés 1971).
Extrait de “ Contributions Of Islam To Medicine”de Ezzat Abouleish, traduit avec l’aimable autorisation de Dr Shahid Athar du site www.islam-usa.com par la soeur Naima (qu’Allah la récompense) .